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PRÉSIDENCE DE MAC- M A MON

dant les trois mois qui suivirent, si l'accord parut se faire, plutôt qu'il ne se fit, entre «la Commission des Neuf », comité directeur des royalistes de l'Assemblée, et le prétendant sur les questions constitutionnelles, le prince, malgré les ambassades qui lui vinrent de Paris, ne céda toujours pas sur la question du drapeau.

Quelques légitimistes seulement l'approuvèrent ; l'évêque de Poitiei's expliqua : « Le drapeau tricolore est irrémédiablement révolutionnaire, il signifie la souveraineté populaire ou il ne signifie rien ».

Tous les autres royalistes ne voulaient pas du drapeau blanc ; le maréchal de Mac-Mahon déclara : « Si le drapeau blanc était déployé en face du drapeau tricolore, les chassepots partiraient d'euxmêmes. »

Les républicains de l'Assemblée nommèrent un comité de vigilance ; ils reçurent en grand nombre d'ardentes protestations contre l'entreprise de monarchie. L'Assemblée aurait réussi à faire la royauté par un coup de surprise, c'eût été la guerre civile.

La lettre sur le drapeau blanc. — Un instant, les « Neuf » crurent avoir trouvé une transaction : « Le drapeau tricolore sera maintenu ; il ne pourra être modifié que par l'accord du roi et de la représentation nationale. » Les habiles montrèrent une telle confiance que les naïfs allèrent jusqu'à préparer les carrosses de gala, aux tapis fleurdelysés, pour l'entrée du roi.

Le comte de Chambord se considérait comme un principe : un principe ne transige pas, « le lys ne peut cesser d'être blanc ». Il consulta le pape qui le félicita de ne rien vouloir sacrifier de son honneur. 11 ne se refusait pas à régner, même dans les circonstances difficiles, mais, le dernier des Bourbons, il se refusait à « devenir le roi légitime de la Révolution » et à (1 inaugurer par un acte de faiblesse, un régime réparateur et fort ».

C'est ce qu'il écrivit à l'un des députés (Chesnelong) qui, précédemment, était venu l'entretenir à Salzbourg des vœux du parti royaliste: «On cherche à rendre obscurema politique à ciel ouvert; je ne me prêterai pas à une équivoque, je ne tromperai pas le pays. » « Ma personne n'est rien, mon principe est tout. » Il sait qu'il est de mode « d'opposer à la fermeté d'Henri V, l'habileté d'Henri IV»:

« Quelle leçon se fût attirée l'imprudent' assez osé pour lui persuader de renier l'étendard d'Arqués et d'Ivry? »

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