‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 584 sur 725 · RIBOT · texte numérisé non relu

RIBOT

(CL Manuel.)

fesseurs de religion? Ne se contrediront-ils ja mais? Espérez-vous rencontrer dans nos soixante mille écoles soixante mille vicaires savoyards? »

Les lois furent votées. Moins de vingt ans après, la proportion des conscrits illettrée était tombée de 26 à 5 pour 100.

L'article VII. — La bataille. la plus vive fut livrée sur l'article V'II delà loisur l'enseignement supérieur. C'était la reproduction presque textuelle de l'ordonnance du 16 juin 1828 que Martignac avait fait rendre par Charles X : l'interdiction d'enseigner à tous les degrés pour les membres des congrégations non autorisées, donc pour les Jésuites.

La Chambre vota l'article, malgré l'opposition de quelques républicains du centre (Bardoux, Ribot) ; Jules Simon 1 ■ fit rejeter par le Sénat comme « injuste*» et « souverainement impolitique » (8 mars 1880).

Les décrets. — Freycinet, qui venait de remplacer Waddington à la présidence du Conseil, prit aussitôt deux décrets : le premier qui enjoignit aux Jésuites de se dissoudre dans le délai de trois mois, le second qui accordait trois mois aux autres congrégations pour déposer une demande d'autorisation.

Le premier décret fut appliqué à la date fixée, après quelques bagarres. « Les monarchies les plus modérées avaient eu maintes fois à sévir contre la fameuse Société ; les royalistes étaient l'âme de la milice qui menait la bataille contre la République»; Freycinet, pour ces raisons, n'eut aucune hésitation à frapper les Jésuites '.

Il n'en alla pas de même pour les dominicains, les bénédictins, les franciscains et, surtout, les congrégations de femmes. Freycinet, d'autant plus conciliant qu'il était protestant et s'inquiétait d'être, même à tort, accusé de persécuter les catholiques, eût voulu, avec raison, ajourner l'exécu' ion du second décret. Les autres ministre; s'y opposèrent. Freycinet se retira et fut remplacé par Jules Ferry. Le pouvoir»» occu te ' de Gambetta. — On a vu que Gambetta, après avoir été le grand électeur de Grévy à la présidence de la République, lui avait succédé à la présidence de la Chambre, poste d'attente où son génie actif fut mal à l'aise.

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