‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 60 sur 725 · I. \'oir p · texte numérisé non relu

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Ce troisième et dernier fils de Philippe le Bel se maria trois fois's II n'eut pas d'enfants de sa première femme ; le fils qu'il eut de la seconde mourut en bas âge ; la troisième n'eut que des filles. Elle était enceinte quand il mourut, mais c'était encore d'une fille. Effet, selon les bonnes gens, de la malédiction du pape Boniface.

Philippe de Valois ^ et Edouard III. — La sœur de ces trois rois qui ne laissèrent pas de postérité mâle, Isabelle de France, avait épousé le roi d'Angleterre Edouard II, dont elle eut un fils, Edouard III.

Les neveux et les oncles sont également des parents au troisième degré :

Edouard III était le neveu, Philippe VI (fils d'un frère puîné de Philippe le Bel) était l'oncle de Louis X, de Philippe V et de Charles IV.

Philippe de Valois ne se proclama pas lui-même régent, ainsi qu'avait fait Philippe le Long ; il réunit une assemblée de pairs et de barons qui se saisirent, comme dit un chroniqueur du xvi« siècle, de <i la plus noble cause qui fut jamais ».

Il s'agissait, en effet, du plus grand trône qui fût alors au monde.

Des docteurs réclamèrent la régence pour Edouard III, en sa qualité de duc de Guyenne. Les seigneurs écartèrent sans hésitation les filles des derniers rois ; décidèrent, en bonne logique, qu'une femme ne pouvait pas transmettre un droit dont elle était incapable elle-même de jouir, et établirent, en conséquence, la régence de Philippe (1328).

Quand la reine Jeanne accoucha, quelque temps après, d'une fille, Philippe fut aussitôt reconnu roi par les barons. Couronné à Reims, il crut habile d'abandonner la Navarre à la fille de Louis X, mais il garda la Champagne, bien que l'une et l'autre provinces fussent venues

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