Discours, t. II, p
— L' EXTEXTE CORDIALE.
Bahi-el-Gazal, la route du Caire au Cap. La traversée de l'Afrique, de Uaest à l'Est, fut exélUée, à la tête de queles centaines d'hom- ~, par le capitaine ^larchand qui atteignit le Nil, en juillet 1898, au village de Fachoda.
KiTCHENER Lc général Kitchener
<i8so-i9i6). l'invita aussitôt à vider
ra. EUiot. Londres.) \^ place, puis, comme il aimait d'ancienne date la France, avait servi comme volontaire dans les armées de la Défense nationale et ne pouvait se défendre d'admirer l'exploit de la petite troupe, il consentit à ce que
de ces négociations, et avant, en outre, « constaté l'état du monde et les périls de l'avenir », le roi Edouard VII n'eut pas plutôt succédé à sa mère (la reine Victoria qui avait régné plus d'un demisiècle) qu'il suggéra de régler dans un accord général toutes les difficultés qui restaient encore pendantes entre les deux pays, surtout en Afiique.
La convention fut signée, après de longues négociations, le 8 avril 1904.
La France céda à l'Angleterre ses droits en Egypte, l'Angleterre déclara qu'elle laissait les mains libres à la France au Maroc. La sécurité de notre frontière algérienne réclamait, à l'Ouest, une solution analogue à celle qui l'avait assurée, à l'Est, du côté de la Tunisie, contre d'in-
fE.XPANSION FRANÇAISE EN ALGERIE ET EN TUNISIE
Marchand prit d'abord les ordres de Paris.
Delcassé, que Brisson avait appelé aux Affaires étrangères, et qui devait y rester jusqu'en 1905, ne s'obstina pas, malgré que les nationalistes eussent pris feu contre l'Angleterre. Il fut entendu que Marchand quitterait l-"achoda, mais pour continuer sa route jusqu'à la mer Rouge, comme si elle avait été son objectif. Puis, par un premier arrangement, la l'rance, renonçant à ses ambitions sur le Bahr-el- Gazal, obtint en échange la reconnaissance de sa souveraineté dans un vaste domaine ininterrompu, en plein continent noir, du Congo à la Méditerranée (1899).
Laccord anglais. — L'.\ngleterre et la I-'rance s'étant « retrouvées » au cours
cessantes incursions de bandes pillardes et fanatiques.
Un accord fut conclu peu après avec l'Espagne qui possédait, depuis le xvi« siècle, quatre présides ou ports au Maroc ; elle se fit reconnaître deux vastes zones d'influence au sud de Tanger.
La question du Maroc. — Comme une convention, qui datait de 1880, avait réglé l'exercice du droit de protection des puissances européennes (à l'exception de la Russie) et des Etats-Unis au Maroc, les nouveaux traités de la I-'rance avec l'Espagne et l'Angleterre furent aussitôt portés à la connaissance des Etats signataires.
Le régime de la « porte ouverte t y avait été expressément maintenu au