‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 62 sur 725 · LA GUERRE DE CENT ANS · texte numérisé non relu

LA GUERRE DE CENT ANS

LA Guerre de Cent Ans que tous les Lesprétentionsd'EdouardlIIn'étaient

historiens s'accordent à finir en 1453, pas insoutenables dans le droit d'alors ;

à la prise de Bordeaux par Charles VII, elles n'étaient que contraire* à la nature

et qui fut coupée par de nombreuses des choses.

trêves, dura plus qu'un siècle. La guerre eut aussi des raisons éco

Elle s'étend sur 116 ans si on la fait nomiques. L'Angleterre entretenait un

partir du mois d'ùctulire 1337, quand grand commerce, surtout de laines, avec

Edouard III prit dans ses actes le titre de roi de France, rompit avec Philippe VI et, dans ' une lettre au pape, le qualifia de soi-disant roi de l'rance. On la fait commencer aussi trois ans plus tard, au mois de janvier 1340, où Edouard III prit les armes de Franc e écart elées d'Angleterre, scella ses actes l

CNE BATAILI.H PENli.ANT LA

^'auteur a représenté la liat.iille de Cro

du sceau de la premijre fois en ligne (1346). Engageni

E,\T ANS nons furent mis pour

les « bour ueoisies i> des il an dr es ; Philippe y I tait le pro- ' I' c t e u r de l'aristocratie teodale qui sollicita son intervention et qu'il appuya de ses armes contre les communes révoltées. La bataille de Cassel, qui rétablit l'autorité des seigneurs,accrut influence française au détriment du commerce an-

les gens de pied, intervention glaiS.

de la cavalerie. A dioite. les renforts.

(Miniature d'un manuscrit, Bià!. Xat.)

Edouard

en vint ;

Irance, data

ses chartes de , , .

la première année de son règne en France croire que vaincre le roi de France ctait,

et commença les hostilités pour recouvrer pour lui, le plus sûr moyen de devenir

<• sa couronne ». maître en Flandres.

' On a vu que la cause profonde de la Pour les prétextes, ils ne font presque

l'uerre la plus longue et la plus affreuse jamais défaut à la fatalité, du moyen âge, c'est le droit féodal. Il Le roi d'Angleterre, qui voulait la

avait permis qu'un roi d'Angleterre pos- guerre, et le roi de France, qui ne la redou-

s('dât des fiefs en France et fît ainsi Uit pas, en trouvèrent de plusieurs

obstacle .'i l'œuvre de l'unité nationale, sortes : machinations de Philippe en

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