‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 63 sur 725 · B A TA! L L E 1) E C R E C Y · texte numérisé non relu

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Ecosse et en Giiveiine. d'Edouard avec l'empereur d'Allemagne ; révolte de Jacques Arteveldc, qui était tout aux Anglais, à Gand ; héritage de Bretagne disputé entre Jean de Montfort, favorable aux Anglais, et Charles de Blois, neveu de Philippe.

Les quatre époques de la guerre. — L'incendie fut long à s'allumer. La victoire navale des Anglais (1340), au port de l'Ecluse, leur donna la maîtrise du détroit'. La lutte se localisa ensuite en Bretagne.

La grande gueiTe ne commença qu'en 1346, après ce prologue. On peut la diviser en quatre époques:

Premier acte : les règnes de Philippe 'VI et de Jean II, où la victoire e;t constamment aux Anglais, conduits par de véritables chefs de guerre, le roi Edouard III et son fils, contre la cheva-

lerie française, qui va à la bataille comme au tournoi ;

Second acte : la France ?e relève sous Charles 'V, « l'un des plus utiles rois qui aient gouverné les hommes », et le « bon chevalier » Duguesclin;

Troisième acte : la nation retombe, sous un roi dément et une reine félonne, aux pires misères ; elle est en proie, dans le même temps, à la guerre étrangère et à la guerre civile ;

Quatrième acte : « Des grandes pitiés du royaume de France » surgit Jeanne d'Arc ; l'Angleterre rentre chez elle.

Cet état de guerre chronique eut pour historien (de 1325 à 1400) un mémorialiste de 'Valenciennes, Jean Froissart, grand admirateur de la chevalerie et juge assez impartial des choses et des hommes parce qu'indifférent à tout, sauf au spectacle que lui donnait le monde.

Première époque de la guerre.

Bataille de Crécy. — La bataille de note d'un commissaire de guerre (Barthé- Crécy (26 août 1346) est la première lemy Drach). Cette même année, dix

grande bataille moderne.

Les projectiles incendiaires des anciens

avaient été très perfectionnés par les

Byzantins qui inventèrent le feti grégeois,

mélange de salpêtre et de résine. Les

Arabes eurent un composé dont la formule est à peu près celle de la poudre de

chasse. Vers la fin du xiii"^ siècle, on reconnut la force (propulsive) de la poudre pour lancer des projectiles. Un manuscrit arabe raconte comment on plaçait une fusée dans un tube et ï'Oldats mettant le tel a l\e bombardu

, j 1 Les bombardes lançaient des boulets de pierre; car on

en avant ue la „'aurait pu les soulever, dit l'historien Gucr.hardin, s'ils fusée, un projectile. avaient été en fonte.

(D'après une miniature, Sièl. Nat.J

canons figurèrent au siège de Cambrai.

Ce furent les Anglais qui, pour la première fois dans une bataille, mirent en ligne des canons lançant de petits boulets de fer et de feu.

Ils n'avaient à Crécy que trois bombardes, mais dont les décharges appuyaient le tir rapide et sûr des archers, que le roi Edouard avait établis sur d'excellentes positions. Le roi FTiilippe avait placé en première ligne des archers génois qui, moins adroits de beaucoup que les Anglais, prirent peur et s'enfuirent. La lourde chevalerie caparaçonnée s'élança dans une charge héroïque et stupide ; elle entama à peine les rangs anglais et se fit affreusement massacrer.

Les pertes des vainqueurs furent insi-

BOMBARDES AU XV' SIECLE Bcucbes à feu primitives, généralement courtes, faites d'abord de douves «n fer forgé réunies par des anneaux de fer ; on commença au XV» siècle à

les fondre en bronze.

(D'après des miniatures, Bibl. Nat.J

Appliquée au pot à feu, cette invention conduisit à la découverte du canon.

Les premières bombardes furent de fabrication française (1338). L'année d'après, le mot de canon apparut dans la

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