‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 621 sur 725 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

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Pas de pitié et pas de colère. Il dissèque, avec le même scalpel aigu, Madame Bovary, pet ite bourgeoise vict ime des héroïnes de George Sand, et la Carthaginoise Salammbô ; V Education .ntimeutale n'est pas moins strictement objec- G. iLALi^iki tive que la Tentation .8..-1880). ^^ 5^,„^ Antoine.

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du tout que Madame Bovary n'ait pas produit plus de « Bovarys » que Lélia ou Valentine. Mais le réalisme (qu'un critique universitaire ' appelle « la littérature brutale ♦) ne se soucie pas plus de corriger que d'édifier.

La forme, chez Flaubert, traduit bien le fond ; elle est dense, précise, « le mot collant sur l'idée » ; mais elle a la défiance du style naturel. Le contraste est singulier entre la phrase, pour le moins négligée, de sa correspondance et celle de ses livres, travaillée parfois à l'excès, rythmée, qui n'est « viable » que « si elle correspond à toutes les nécessités de la respiration ».

Soa véritable héritier fut son filleul, Maupassant, peintre robuste, plus humain qu'il ne voulait le paraître {Pierre et Jean, Fort comme la mort, surtout ses Contes, de la lignée des fabliaux).

Les naturalistes. — Le naturalisme fut, à ses débuts, du réalisme à prétentions scientifiques. Les frères de Concourt, qui créèrent un style raffiné, où la grammaire est sacrifiée à la sensation aiguë de la phrase, s'en prétendirent les inventeurs (Manette Salomon, Germinie Lacerteux).

Les formules du roman expérimental furent données par Zola ; il eut l'ambition de recommencer la Comédie humaine dans l'Histoire naturelle d'une famille sous le second Empire.

Zola, qui s'était persuadé qu'il faisait de la zoologie humaine, fut, en fait, le dernier des romantiques, et sans plus de psychologie. Les « documents humains » qu'il rassemblait un peu au hasard, se transformaient « en passant à travers son tempérament 1. Il fut, dans ses meilleurs romans, un poète épique et symbolique, souvent grossier, et, même, pire, mais

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