‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 653 sur 725 · LA COURSE A LA MER · texte numérisé non relu

LA COURSE A LA MER

leiir droite, rejeta la garde aux marais.

Moltke, dès le S septembre , vit la bataille perdue. Le 9, comme Biilow n'était plus lié à von Kluck que par im seul corps de cavalerie, il ordonna, dans la nuit. la retraite générale.

L'ordre du jour de Jofïrc retentit comme un cri de délixTance et de triomphe : « La bataille qui se livre depuis cinq jours s'achève eu une victoire incontestable.

Officiers, sous-oflicicrs, et soldats, vous avez répondu à mou appel ; tous, vous avez bien mérité de la patrie. »

L'Allemagne avait perdu la guerre, mais on ne devait le savoir que plus tard, quand elle-même en fit l'aveu.

couunencèrcnt la destruction méthodique de la vieille et glorieuse cité.

Sans la fatigue des troupes et l'épuisement des munitions, les conséquences immédiates de la Marne eussent été de beaucoup plus considérables.

Les Allemands portèrent aussitôt leur activité à l'Ouest où ils avaient laissé passer, après la bataille des frontières, l'occasion favorable de s'emparer des villes du littoral.

La course à la mer. — La double manœuvre par laquelle, remontant les uns et les autres vers le Nord, les Allemands cherchèrent à envelopper notre aile gauche dans le méiiic temps où nous

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Le Bv;nroi, ou 1 uiir de i H-jrloge, faisait partit de l'Hôtel de Ville. Il était suniioiité d'une couronne duCale

au-dessus de laquelle se dressait un lion tolossal, portant un pennon pour girouette.

Paris était sauvé. Depuis cent ans, l'armée allemande avait été toujours victorieuse. Pour la première fois, depuis quarante-quatre ans, le monde respira. Selon le mot d'un historien italien', «il cessa d'avoir peur de l'Allemagne ■)

cherchions à envelopper leur aile droite, a reçu le nom de « course à la mer ».

Après six semaines de très durs combats, Jofïre établit sa barrière occidentale, de Compiègne à Nieuport.

Sa maîtrise dans l'art d'utiliser les transports (chemins de fer, automobiles)

L'Aisne. — Les Allemands, poursuivis lui permit de transporter de l'Est à l'Ouest de près, s'arrêtèrent sur la rive droite de la plus grande partie de l'armée de

l'Aisne, où ils reçurent des renforts Maud'huy, qui avait passé la rivière sur leurs talons, ne put se maintenir aux plateaux d'entre Soissons et Reims, depuis César l'un des bastions de la région séquanaise.

Le général d'Esperey rentra à Reims

Lorraine et de porter les Anglais de l'Aisne aux Flandres.

Chute d'Anvers. — Dans la prévision de la chute d'.^nvers, où le roi Albert s'était retiré après l'occupation de Bruxelles par les Allemands, Jofïre lui envoya le général Pau pour le décider à

mais trop tard pour empêcher les Aile- sauver son armée en s'évadant par la mands de s'établir aux hauteurs voisines ligne, encore libre, de Gand. d'où ils incendièrent la cathédrale et L'audacieuse opération réussit. Les

Belges (6 divisions) s'établirent sur FYser, 1. Fereero. "j"' ils garderont obstinément leur dernier

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