‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 654 sur 725 · BATAILLES DE L'YSER ET D'YPRES · texte numérisé non relu

BATAILLES DE L'YSER ET D'YPRES

carré de terre libre jusqu'à la victoire finale.

Bataille des Flandres. — L'empereur allemand commanda alors l'un des plus immenses holocaustes de la guerre.

Son entrée triomphale à Paris lui a échappé. Ses armées ont été battues sur la Marne. Il n'a pas réussi à empêcher l'étonnante manœuvre, qui, en moins d'un mois, a prolongé de 200 kilomètres le front français. Maintenant, il va lancer deux grandes armées sur la ligne de l'Yser et le secteur d'Ypres, avec Calais et la mer pour objectifs.

Il vint assister lui-même à la furieuse mêlée qui dura plus d'un mois (11 octobre- 14 novembre 1914) ; plus de 150 000 Allemands y tombèrent, sans autre résultat que l'occupation des ruines de Dixmude, après l'épopée des fusiliers marins de l'amiral Ronarc'h.

Foch. — L'âme de ces terribles combats, où Belges, Britanniques, Français de la vieille France et coloniaux firent magnifiquement leur devoir, de la boue jusqu'au ventre et sous l'infernale mitraille qui, des merveilles d'Ypres, ne laissa pas pierre sur pierre, ce fut Foch.

Il s'imposait par son calme, son imperturbable confiance, sa belle humeur,

la promptitude de ses siires décisions. Il avait l'art de coordonner les forces les plus disparates, de boucher les trous par où la victoire risquait de s'échapper, de trouver des hommes là où il n'y en avait plus.

Comme autrefois les Hollandais contre foch

Louis XIV, il rompit ''^sO-

les digues, tendit l'inondation devant l'envahisseur. Il fut le grand vainqueur des Flandres, dont le véritable vaincu, ce ne fut plus Moltke, en disgrâce depuis la Marne, mais l'empereur lui-même.

La bataille orientale. — Pendant que ces événements se succédaient sur le front occidental, nos alliés d'Orient, Russes et Serbes, menaient durement la guerre contre les Allemands et les Autrichiens. La Roumanie refusa de se joindre aux Empires centraux ; les chefs du Comité Union et Progrès, Enver et Talat, leur livrèrent la Turquie.

Deux cuirassés allemands, le Gœben et le Breslau, échappant aux escadres franco-anglaises de la Méditerranée, avaient franchi les Dardanelles, où il eût

Ancienne capitale du Veniiandjis. rciinie a la couronne par l'hiiippe Auj^nste ; le château était flantjué de quatre grosses tours ; l'église Saint-Jean datait du XII" siècle.

Kl l.NKS IJi-, .SOl.S.SD.NÔ L.V CAIUKURAU-,

I^a cathédrale, dédiée aux .Saints Gervais et Protais, avait

été commencée au Xll" siècle ; l'un des croisillons était

considéré comme un chef-d'aiivre.

ia IM-,:^ Iji: 1;I.1.\1.S: I.A CATlUiUkAI.K € loi) nom et la douleur ont dominé les cris

De ceux qui luttent et qui saijfneat ; Les corps sentaient en toi le mal fait à Vesprit. » (Comtesse de \cnilles.)

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