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VENI^ELOS
La flotte
Mésopotaimie par les Anglais ; ils reprirent ensuite l'avantage contre le général Townscnd qui s'était aventuré sans forces suffisantes sur la route de Bagdad ; il dut reculer à Kut-el- Ainara, où il capitula après une splendide défense, au printemps suivant.
anglo-française échoua, faute de persévérance, devant les Dardanelles. Quand elle renonça à la lutte après la perte de quelques vaisseaux, dont le sacrifice avait pourtant été prévu, les forts turcs étaient vides de munitions et Constantinople hors d'état de résister.
L'expédition de Gallipoli fut une glorieuse, mais cruelle faillite.
Chute de la Serbie. — A l'automne, le tsar des Bulgares, Ferdinand de Cobourg, petit-fils, par sa mère, de Louis-Philippe, qui se targuait d'être « un bon Européen », passa aux Empires centraux et se rua sur le flanc des Serbes qui étaient attaqués de front par les Austro-Allemands. Toute la Serbie tomba.
La Grèce était liée par un traité formel avec la Serbie ; les Bulgares ne lui pardoini aient pas de les avoir frustrés de la Macédoine maritime. Le premier ministre, Venizelos, patriote ardent et le Richelieu de l'hellénisme, voulut se porter au secours des Serbes. Il fut congédié par le roi Constantin, beaufrère du kaiser, mais pas avant qu'il eût autorisé les Franco-Anglais à débarquer à Salonique.
Expédition de Salonique. — Delcassé, plutôt que de consentir à l'expédition de Salonique, donna sa démission. Briand ', qui en avait été le promoteur, le remplaça aux Affaires étrangères et devint président du Consïil.
Il fallut toute la souplesse et toute la persévérance de Briand, et l'autorité de Jcffre, pour convertir les Anglais, surtout