‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 663 sur 725 · IbH · texte numérisé non relu

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Une fois autour de la table verte, on ne la quittera plus pour la bataille; l'Allemagne aura sa paix.

Ni l'Entente ni les neutres ne tombèrent au piège.

I,c président de la

WOODROW WILSOI*

(CL Vnder-wood.)

LA RÉVOLUTION KUSSI'l.

République des Etats-l-nis, VVcxidrow VVilson, ayant invité les puissances belligérantes à préciser, en toute franchise, «leurs buts de guerre», et ayant, en outre, suggéré la création d'une « Ligue des nations pour assurer à l'avenir la paix et la justice », les alliés répondirent aussitôt.

I.a note allemande leur apparaît moins comme une offre de paix que comme une manœuvre de guerre ; la responsabilité de la guerre incombe à la seule Allemagne ; l'Entente n'a point à cacher ses condiiions : restitutions complètes, réparations complètes, garanties efticaces ; et elle s'associe au vœu américain d'une Société des nations.

L'empereur allemand se déroba.

Puis, et d'autant plus activement, il fit pousser ses sapes. Ses services de « propagande » et d'espionnage, dont les rami-

Thonnête Sazonoff, l'énergique Trépof).

Au début de la guerre, une solennelle proclamation promit la liberté à la Pologne; aucun acte ne suivit les mots.

La Révolution russe.

— Lîne émeute qui éclata à Pétrograd fit crouler lùmnk

en deux jours ce régime vermoulu, sans qu'un bras se levât pour sa défense. Les soldats et les marins passèrent aux insurgés. L'empereur abdiqua, mais, pour ne pas se séparer de son fils, en faveur de son frère qui refusa (15 mars 191 7).

Un gouvernement provisoire, présidé par le prince Lvov, décréta du soir au matin toutes les libertés en usage chez les

LE Deutscklaiid Sous-marin de commerce destiné à forcer le blocus maritime,

loin, cherchèrent

fications allaient loin, cherchèrent et, trop souvent, trouvèrent des complices parmi la lie des belligérants, tantôt des journalistes et gens d'affaires besogneux et tarés, tantôt de vulgaires agitateurs, de ceux pour qui la patrie n'est qu'un mot et qui n'admettent la guerre qu'entre les classes.

Chute de l'Empire russe. — Depui

plus vieilles démocraties et convoqua une Constituante, élue, dans un pays qui comptait 70 pour 100 d'illettrés, au suffrage universel des hommes et des femmes. Parce que les chefs du nouveau régime, surtout le socialiste Kerenski, couvraient le monde d'une poussière d'épithètes, l'Amérique et l'Europe occidentale se flattèrent que la Russie allait

longtemps les Allemands avaient empoi- recommencer la Révolution de l'an II.

sonné l'empire des tsars. La cour, la La guerre à outrance contre l'Allemagne,

biu'caucratie étaient en partie allemandes, c'était encore la volonté des patriotes et

Il avait déjà fallu sévii contre des de la plupart des généraux (Alexéieff,

officiers suspects, pendre un traître Rouski, Broussilofï, Kornilof, Denikine) ;

avéré qui était . le protégé du ministre mais la grande masse du peuple était

de la Guerre, destituer et livrer aux tri- affreusement lasse et, dès lors, une

bunaux le ministre lui-même.

Le tsar Nicolas II, loyal à l'alliance, mais faible, flottait entre les pires conseillers, qui avaient la faveur de l'impératrice (le thaumaturge Raspoutine, le trouble Sturmer, le ministre Protopopof, para'ytique général), et quelques clair-

proie aux intrigues allemandes.

Les « bolchevistes ». — De l'aveu de Ludendorff, ce fut l'Allemagne qui ramena en Russie et subventionna les chefs des socialistes extrêmes {bolchevistes ou maximalistes).

Lénine, d'une famille de bonne no-

voyants qui s'effrayaient de l'orage pro- blesse, disciple froidement fanatique de chain (les deux grand- -ducs Nicolas, Karl Marx, ennemi juré des classes pos-

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