U AMÉRIQUE EN GUERRE
sédantes et des intellectuels, avocat éloquent du retour de la terre aux paysans, parla tout de suite en maître.
Son principal collaborateur, Trotski, rusé et dru, porta dans la révolution l'âme farouche des prophètes d'Israël.
Ils organisèrent un contre-gouvernement de classes, rien qu'avec les Soviets (comités) d'ouvriers, de paysans et de soldats.
Déjà le pricaz (décret) n" i avait supprimé dans les troupes «le salut et les honneurs », l'institution militaire elle-même. Sur un mot d'ordre, les soldats allemands fraternisèrent avec les <■ camarades » russes des tranchées. Par milliers, les moujiks s'en retournaient chez eux, pour être là, quand
Non seulement la conscience américaine s'irrita qu'on la crût à vendre, mais encore il lui parut de jour en jour plus intolérable que les Etats-Unis fussent absents d'une aussi grande bataille que celle qui se livrait sur le corps de la France pour la liberté des peuples et pour le droit des gens.
Le message de Wilson. — C'était le thème des discours vibrants de l'ancien président Roosevelt en même temps que la profonde pensée du président Wilson; seulement Wilson attendait pour se déclarer qu'il fût réélu président et que, derrière lui, la volonté, longtemps flottante, du peuple se fût « durcie ».