‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 669 sur 725 · MévtnifKS, p. sog · texte numérisé non relu

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/..-( nAr AILLE POUR PARIS.

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Clemenceau, devant une Chambre houleuse, couvrit le commandement, gloritia les soldats, .ainonça, du fond de la défaite, la victoire :

« Les Américains arri\'ent pour la bataille décisive où \ ivants

était sur ses gardes, de Château-Thierry à l'Argonue, et Pétain avait dressé à l'est de ■ Reims, où était Gouraud, un piège formidable.

Sacrifice des Monts. — Ce fut là, au

massif de Morouvillers, qu'échoua la

fortune allemande, après un immense

duel d'artillerie qui avait éclaté dans la

il reste aux luiit du 14 au 15 juillet et qu'on entendit

à parachever de Paris.

l'œuvre magnifique des Le sacrifice prémédité des monts de

morts. » Reims (Comillet, Casque, Mont-Haut),

Le roi .■Mbert, Lloyd George, Orlando où la résistance se fit assez héroïque pour

ne furent pas moins fermes. « Ils main- donner à croire aux Allemands qu'en

tinrent avec des griffes de fer les volon- prenant d'assaut nos premières positions,

tés et les forces des peuples alliés. » ils avaient gagné la victoire, les amena

G»l GOUUAUn

C'est Hindenburg qui parle.

La bataille pour Paris. — Manifestement, Paris était l'objectif du commandement allemand. Le gouvernement déménagea les administrations publiques, la Banque, et prépara la défense de la capitale.

Si éclatante qu'eût été leur victoire sur r.A.isne, tout de même elle n'avait encore conduit les Allemands que dans mie impasse . :

arrêtés devant la

UN AVION Avion de chasse du type biplan

jusqu'à la chaussée romaine où l'artillerie de Gouraud les attendait et eu fit un terrible massacre.

Décimée et épouvantée, l'armée allemande reflua en désordre vers ses batteries, mais pour les trouver écrasées ; Gouraud, dès le lendemain, rentra en pwssession des monts.

L'offensive de Foch. — Les succès partiels que les Allemands avaient remportés jour, m.algré des résistances

Marne, leiurs flancs le même

étaient pressés à l'Ouest par Compiègne épiques (Vandières, Châtillon), à l'ouest

et la fortt de Villers-Cotterets, à l'Est par de la montagne de Reims et sur la rive

la montagne de Reims. gauche de la Marne, ne faisaient dès

Dès lors le plan de Ludendorff , comme lors qu'aggraver la situation d'où

celui de Foch, étaient écrits sur la carte : Ludendorff avait pensé s'évader par sa

pour l'un, faire tomber ces deux obstacles ; suprême offensive.

— alors les routes de Paris et de Châlons Ils s'étaient enfoncés dans la poche

s'ouvraient et le gros des armées fran- où ils allaient maintenant être attaqués

raises était coupé des armées de Lor- sur leur flanc droit par Mangin et par

raine ; — pour l'autre, se cramponner à Dégoutte, tandis que Berthelot presserait

ces deux piliers, «t la résistance victo- sur leur flanc gauche et que Mitry. arrivant

rieuse devenait comme le principe d'une par le Sud, les rejetterait dans la Marne, victoire stratégique. Deuxième bataille de la Marne. —

Tout le mois de juin, les Allemands se Comme la première, la deuxième bataille

battirent avec acharnement pour Compiègne, mais ne gagnèrent que peu de terrain. P'ayolle, avec Humbert et Man-

de la Marne (18-21 juillet) fut un redressement.

Avec la lo^ armée, j a' Hissant de la

gin, toujours prêts à contre-attaquer, forêt de Villers-Cotterets, et avec la 6^,

arrêta l'offensive de von Hutier (combats s'élançant du sud de l'Ourcq, Foch,

du Mont-Renaud, de Piémont, de Cour- comme autrefois Joffre, a repris l'initia-

celles). tive ; mais c'est, cette fois, pour la garder

La bataille pour Reims. — Ludendorff, jusqu'à la victoire finale, grâce à la supé-

après avoir, dit-il, «beaucoup cherché», riorité de son artillerie, de ses chars

décida d'attaquer la montagne de Reims, d'assaut' et de ses avions, àl'abondance en même temps qu'il passerait la Marne

Il se flattait de prendre par surprise notre front de .Champagne, comme il avait fait en Picardie ; Foch, prévenu par son aviation et par des déserteurs.

I. Les tanks, dont les Anglais avaient, les premiers, {ait usage sur la .Somme et qui ne furent employés en masse que parles armées alliées, dans les derniers temps de la guerre.

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