‹ Francillon, pièce en trois actesChapitre 26 sur 97 · SCENE V Les Mêmes, CARILLAC · texte numérisé non relu

SCENE V Les Mêmes, CARILLAC

Cjirillac serre la main ;i madame Siiiitli et aux liommcs. LUCIEN.

Pourquoi arrives-tu si tard ?

CAKILLAC.

J'avais dîné au cercle; un véritable empoisonnement.

LUCIEN

Il fallait venir dîner ici.

CARILLAC.

Je ne pouvais pas; je présentais Dumont Talus, qui a été nommé hier et qui venait dîner aujourd'hui; mais, après le dîner, j'étais si mal à mon aise que l'idée m'est venue de monter cliez mademoiselle Piosalie Michon et de demander à sa mère quelque chose de chaud pour me remettre. Elle m'a fait elle-même une tasse de camomille, un rêve! De ma vie, je n'ai rien bu de pareil, et me voilà!

STANISLAS, à Thérèse.

Qu'est-ce que je vous disais?

CARILLAC.

Tu parlais de moi?

STANISLAS

Je parlais de Rosalie.

M I'HAIhCILLON.

CARILLAC.

De madame Micliou ?

STANISLAS

De mademoiselle Miclion. Comme la camomille le rend respectueux !

CARILLAC.

Je n'ai mallieureuscmenî pas le droit d'appeler mademoiselle Miclion « Rosalie » tout court.

STANISLAS, h paru

Oh ! oh ! (uaut.) Ni moi non plus.

HENRI

Ni moi !

Ni moi !

Ni moi!

LUCIEN

THERESE

STANISLAS à Carillac.

Nous disons : « Rosalie Michou » comme nous disons : a Ninon de Lcnclos » ou « Sophie Arnoull ». La renommée est familière avec ses élus!

THÉRÈSE

Revenons en à notre secret.

STANISLAS

Une fois la résolution de Lucien arrêtée, noire vœu prit un autre caractère; un des nôlrescourait le danger du mariage; nous résolûmes de lui venir en aide, et une convention fut stipulée entre nous sur les bases suivantes : 1" solidarité complète entre les amis céliLataires et l'ami

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