SO FRANCILLON
lement ignoble que j'ai voulu aller jusqu'au bout de voire traiiison et de ma menace. Je vous ai laissé partir.
LUCIEN
Vous avez eu tort : je vous jure...
FUANCINE.
Ne jurez rien. Trop tard. Il était trois heures du matin. La voiture de cette dame s'est avancée, vous y avez pris |)lace auprès d'elle, en disant au cocher : « A la Maison d'Or. » Ebt-ce bien cela?
LUCIEN
C'est bien cela.
FRANGINE, prenanl un moment sa tète dans sa main.
Alors j'ai regardé autour de moi, et, au milieu des allants et venants, j'ai aperçu un grand jeune homme de vingt-huit à trente ans, de ceux à qui toutes les femmes comme celle quevous veniez d'emmener diraient: «Comme tu es beau ! » Faut-il continuer?
LUCIEN
Continuez.
FRANCINE
Au lieu de vous regarder toujours, vous, j'ai commencé à le regarder, lui. Il paraît que cela suffit. Tous les hommes sont prêts à aimer comme à trahir, tout de suite. Ce beau garçon, évidemment en quête d'une intrigue dans cette halle du plaisir, s'approcha de moi. Il me devina jeune, il me supposa jolie, car il m'offrit son bras, avec toutes les formes apparentes du respect. Je le pris en disant d'une voix parfaitement déguisée ce que vous aviez