‹ François BaconChapitre 39 sur 120 · LES SCIENCES INCOMPLETES ET MELEES DE SUPERSTITION · texte numérisé non relu

LES SCIENCES INCOMPLETES ET MELEES DE SUPERSTITION

La Mécanique. — La Magie. — L'Astrologie. — L'Alchimie. — La Médecine. — Galien. — Paracelse. — P. Scvcrin. — Gilbert.

Bacon distingue, à la suite, d'Aristote, quatre sortes de causes, les causes matérielles et les causes efficientes qui sontTobjetdela Physique, les causes formelles et les causes finales qui sont l'objet de la Métaphysique (1). Nous verrons plus tard le sens particulier donné par Bacon à toutes ces expressions. Nous devons maintenant nous borner à constater que Bacon dérive de la Physique une science pratique qu'il nomme la Mécanique (2), et de la Métaphysique une autre

(1) N. 0.1. II, 2, t. I, p. 1^1%. De Augm. 1. m, c. 4, 1. 1, . 548 et seq.

(2). De Augm. 1. m, c. 5, t. i, p. 571.

science pratique qu'il appelle la Magie naturelle (1).

Les sciences qui existent de son temps sous ces deux noms lui paraissent devoir être entièrement réformées. Pour la Mécanique d'abord, « elle se développe en dehors de la philosophie naturelle, aussi les inventions se font-elles sans ordre, au hasard, basées sur quelques observations de pratique qui font naître dans l'esprit l'idée de la possibilité ou de l'impossibilité des inventions y> (2). On voit parla ce que Bacon reproche à la Mécanique de son temps. Il ne la considère que comme l'art d'inventer et de construire des machines industrielles, des mécaniques, comme on disait autrefois. Or, au lieu de procéder aux inventions méthodiquement par la connaissance des buts et des moyens les plus propres à les obtenir, on procède au hasard, de sorte que presque toutes les inventions sont le fruit d'heureuses rencontres. S'il y en a quelques-unes qui ont été faites avec intention, elles l'ont été par des essais et des tâtonnements suc-

(1) Ibid.

(2) Fil. labyrtnt. t. m, p 497. — De Atigm. 1. m, c. 5, 1. 1, p. 571.

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