‹ François BoucherChapitre 38 sur 283 · LES CRITIQUES DE DIDEROT · texte numérisé non relu

LES CRITIQUES DE DIDEROT

« Diderot qui, il est vrai, n’a pu juger l'artiste que lorsque son talent fatigué glissait sur les pentes fâcheuses, a l'air de croire que Boucher était à moitié fou ; le philosophe parle

de son désordre et de son délire. Diderot n’a vu qu’un moment : mieux informés, nous avons aujourd’hui sous les yeux toute la carrière laborieuse de Boucher, et nous pouvons dire qu'entre le matin, qui se souvient trop de François Lemoyne, et le soir, qui fut fiévreux et maladif, il y a eu un midi clair et relativement tranquille... Quant au mouvement, il l'obtient toujours. Il sait le secret de la figure qui vole et de celle qui monte, il s'amuse aux raccourcis de ces attitudes renversées dont Lafont de Saint-Jeune discutait l'élégance. Et sur ce spectacle agité, il met, comme dans l’Apo/lon, comme dans la Lafone, une peinture légère, souvent caressée, et parfois très sage. Non, tout n’est pas déraison et délire dans la vie et dans l’œuvre de l'artiste que Diderot a voulu faire passer pour fou. Habile à gérer sa force et à discipliner son caprice, Boucher parvint au sommet de son talent, à l’heure savamment choisie où M*° de Pompadour l'attendait. »

P. Manrz. (F. Boucher, p. 117.)

Marigny directeur général des bâtiments. —

Pension et atelier au Louvre accordés à Boucher. — Les peintures de la salle du Conseil à Fontainebleau. — Le Salon et les travaux le ns

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