‹ François BoucherChapitre 43 sur 283 · Correspondance littéraire, t. IX, p. 50. (Ed. Tourneux · texte numérisé non relu

Correspondance littéraire, t. IX, p. 50. (Ed. Tourneux

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du Directeur général au Contrôleur général des finances, les réclamations

des entrepreneurs et même des ouvriers, pour soupçonner l'état de dénuement où était tombé le Trésor. Comme il ne pouvait être question d'arrêter les folles prodigalités, on recherchait les petites économies. Charles Coypel, quand on l'avait nommé, en 1747, avait été loyalement averti par M. de Tournehem qu'il n'aurait à compter que sur le dixième de la pension anciennement affectée à sa place, soit 1.200 livres, plus 2.000 livres de grande livrée. On lui laissait espérer, il est vrai, qu’ «après la paix, » il serait possible de faire mieux; mais, le décès du duc d'Orléans l'ayant privé d’une pension qui l’aidait à vivre, le pauvre premier peintre en était réduit quelques mois avant sa mort «à exposer à Sa Majesté la médiocrité de sa fortune et à La supplier qu'on le mît en état de soutenir la place qu'Elle avait bien voulu lui confier. » Il recevait ainsi, à grand'peine, un secours personnel de 3.000 livres’.

Dans ces conditions, le poste n’était guère enviable et la seule partie de la succession de Coypel que Boucher düût désirer vraiment, c'était son atelier et logement du Louvre; il en obtenait la jouissance au mois de septembre 1752. L'atelier qu’il occupait à la Bibliothèque du Roi était attribué à Restout, qui cédait le sien au «sieur Vien, jeune peintre arrivé depuis peu de Rome. »

Avant de s'installer, Boucher demandait des réparations. Il est inutile de révéler au lecteur ce qu’il eût fallu refaire aux cloisons de distribution trop faibles pour porter le faux plancher de l'atelier, au petit plancher de la cuisine et de l’entresol, etc., etc. Ces détails insignifiants n’ont ici leur place que pour expliquer la lettre suivante, écrite, à cette occasion, par Marigny au nouveau titulaire :

« Fontainebleau, 18 octobre 1752.

« M. d’Isle m'a envoyé le plan de la première pièce de votre nouvel atelier et suivant ce qu'il m'a mandé, le devis de ce qu'il y a à faire, en y comprenant la partie neuve que vous demandez, coûterait au Roi 758 livres.

« Vous connaissez mes sentiments pour vous, toute ma bonne volonté et l'envie que j'ai de vous obliger. Mais observez que vous venez d'obtenir tout récemment des grâces du Roi, que je ne puis ordonner cette dépense sans en parler à Sa Majesté; j'appréhenderais si je le faisais que vous lui parussiez importun, ce qui pourrait vous nuire dans des occasions plus

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