‹ François BoucherChapitre 48 sur 283 · Arch. nat., O · texte numérisé non relu

Arch. nat., O

Puits, par Chedel; de quatre sujets d'enfants : le Berger, le Souffleur, le Pécheur, le Poële, par Duflos, et les illustrations du conte de l’Ermite, de La Fontaine ; il signaït et datait un pastel, Jeune femme debout dans un parc’. Il fournissait en outre à M" de Pompadour les sujets et les modèles de quatre petites statues pour son château de Crécy. « J'approuve fort, écrivait Marigny, que les sieurs Coustou et Vassé fassent les deux petites statues qui restent à donner pour Crécy.… Vous agirez en conséquence afin qu'ils ne perdent pas de temps et vous vous ressouviendrez que je veux garder les dessins de Boucher. » «Les modèles des quatre petites statues sont en train, répondait Lépicié, le 12 juillet 1753, et me paraissent bien rendre le tour et les grâces que M. Boucher a mis dans ses dessins”. » Ce n'étaient pas cette fois des déesses mythologiques, mais de petits sujets familiers : une jardinière, une batteuse de beurre, une laitière, que l'on retrouve cataloguëés dans l'inventaire du cabinet de feu M. le marquis de Ménars.

M"° de Pompadour lui avait déjà commandé ou allait lui commander encore Terpsichore et Polymnie, l'Enlèvement d'Orytie par Borée, les Amusements de l'Hiver, le Charme du Printemps, les Plaisirs de l'Eté, les Délices de l'Aulomne, Pygmalion amoureux de la figure qu'il à faite, la Baigneuse surprise, etc. Et pour l'hôtel de Marcilly, il peignait les grands modèles de tapisseries exécutées par les Gobelins, et qui font aujourd’hui partie de la collection de la baronne Édouard de Rothschild.

Il remplissait consciencieusement enfin ses devoirs d’académicien et de professeur très populaire dans le monde des ateliers. Le 4 juin 1753, il fait partie, avec Sylvestre, Vanloo, Lépicié et Pierre, d’une commission chargée d'aller examiner la collection du marquis de Crillon, près des Célestins, et d'y choisir les tableaux dignes d’entrer au Cabinet du Roy; le 25 septembre, il est désigné avec les mêmes collègues pour vérifier « l'état des tableaux de Rubens, décorant la galerie de ce nom au palais du Luxembourg qui se trouvent attaqués de gris » et « constater par un procès-verbal si le secret de la dame Godefroy et du sieur Colin pour enlever les gris de ces tableaux sans les déplacer peut, indépendamment de la réussite de l’opération, ne leur apporter et causer par la suite aucun

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