‹ François BoucherChapitre 49 sur 283 · Arch. nat., O · texte numérisé non relu

Arch. nat., O

dommage’. » Il a ses élèves, qu’il est toujours prêt à appuyer et à aider, et dont les succès le réjouissent. En 1748, le premier prix de peinture de l’Académie est obtenu par le sieur La Traverse, élève de M. Boucher; en 1750, le lauréat du concours est le sieur Mélinde, élève de M. Boucher; en 1791, c’est Deshayes, élève de M. Boucher, qui est envoyé à Rome. Le 31 décembre 1753, Carle Vanloo, gouverneur des élèves protégés, est averti par une note de recevoir à la dite école le sieur Brenet, peintre d'histoire, élève de M. Boucher, qui a remporté le premier prix de peinture par le jugement rendu le 29 décembre 1753, et le sieur Fragonard, peintre d'histoire, élève de M. Boucher, qui a remporté le premier prix de peinture par le jugement rendu le 26 août 1752*°.

Pour tenir tête à tant de travaux, de besogne et de soins, il faut faire presto. On peut dire que Boucher était dès lors trop occupé. Aussi, quand Reynolds, passant par Paris vers cette époque, alla lui rendre visite, il le trouva en train de peindre un fort grand tableau pour lequel il n’employait « ni esquisse, ni modèle d'aucun genre. Sur ce que je lui en témoignai ma surprise, il me dit qu'il avait regardé le modèle comme nécessaire pendant sa jeunesse, lorsqu'il étudiait son art, mais qu’il y avait longtemps qu'il ne s'en servait plus”... » Quand il peignait le Peintre dans son alelier de la galerie La Caze, il accrochait encore un gros cahier d’études et d’esquisses à côté du chevalet ; le livre d’études a disparu de la Peinture, gravée en mai 1752 par Marie-Madeleine Igonet, où il s’est représenté en robe de chambre et bonnet de coton, à la Chardin, assis devant sa toile, dans tout le feu du travail, plein de vie au milieu de son atelier encombré d’un amusant fouillis, entre sa femme qui, un enfant dans les bras, regarde par dessus son épaule, et deux jeunes garçons dont l'un broie des couleurs, l’autre tient un cartable. Il n'allait bientôt plus avoir le temps, non seulement d'étudier la nature, mais même de consacrer à ses tableaux le minimum de travail indispensable. En outre, sa main s’appesantit : la Pastorale du Louvre (n° 27), datée de 1753, est déjà une bien médiocre peinture, lourde et sans flamme. Ce n’est encore qu’un accident,

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