‹ François Boucher, Lemoyne et NatoireChapitre 22 sur 64 · AU BAIN L’AMOUR · texte numérisé non relu

AU BAIN L’AMOUR

(Palais des Archives nationales.)

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carrosses : . . tentures. Boucher fat l’un des promoteurs de cette mode,

qu'il as t , -tudièe en gravant, les dessins de Watteau et qu'il s'était luimém. . . . rajeunir dans «on recueil d'estampes, les Figures chinoises. Il

tr ’ J té III- des -od.i. > I,. chez le marchand Gersaint. a Ij

' rclaiiom et pour lequel il a ■ ' a été gravée en 1740.

une Chaise chinoise.

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tltcnlicitc .i, ■: pr<".” lier: ament le.s modèle- de Boucher. Oudry .

plaignait pj l.-, d, i.\ 'Il k - i,^lsn«bakm'«ï'fa'w!i,\<îdj(?'lfauf coopération ; l'amitié dcvc-n.»u de plus en plus étroite. Lorsque, le 27 avril 1-40, Boucher fit bapiLxj sa seconde fille, c'est Oudry qui fat le pifrair dn y.nc-ier.ii. Iv; lemp .. autre. Boucher quittait Paris: il alinsE p, ; , j.

■■ «es uessins, et, si nous noiai n .-«pp- .i i-uss 1 ....i «aM-

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tout entier; il n eut pas lail nafl*, il se réætva loiq.iui's le droit de corriger

I Le. rriliquc. su>lSns rur.ui n,u,i» inauUeMa. Seiro-V.,-, .imasi.v.- -j-jc la chinoiwric peut Jevenir MUlc au uicni a« B.>iKl.cr. . Ceux qui t loi, Strit-il, craignent que NtuJc babitneile du tz-TJ

.hm,,,., uu, pareil *ra 1. pa.,i„n domin.m. a. M. Boudiar, »-.ll4re enSa la grtcc Ja «. coi,i.,„,. El, n auroicm plu. U mtae duu.cur .'il cominuoil a doincr do figure, de Ce genre. . •iHcrmlwr. -sir le, ' fil. 1,-48, p. .8.

PAYSAGES ET DÉCORATIONS DE BOUCHER

la campagne, de la meubler, et d’en rendre les perspectives plus amusantes. Il avait cependant la curiosité des choses pittoresques, et ce Parisien échappé aux constants labeurs de son atelier fut, autant qu’il lui était permis, touché du spectacle rustique. Il vit des arbres sérieu.K et charmants, des prés où poussait une herbe humide et verte, des colombiers aux toits pointus et des moulins faisant tourner leur roue sous le poids de l’eau tombante. Boucher a bien des crimes sur la conscience, mais il a aimé la silhouette aiguë du pigeonnier de l’ancien régime, il a compris la poésie du moulin. C’est certainement la nature qui lui a fourni ces éléments de décor, et il n’a négligé aucune occasion de les introduire dans l’amusant fouillis de ses arbres enchevêtrés, près des ruisseaux où les pêcheurs jettent leur filet, où les lavandières font leur travail. Au Salon de 1759, Boucher expose un « paysage où paroît un moulin » ; l’année suivante, cest encore un moulin qui forme le motif principal de l’un des tableaux qu’il envoie au Louvre; mais bientôt le nouveau paysagiste devient ambitieux : il ose peindre une Forêt. C est là un thème bien sévèrement héroïque pour son pinceau familier, et il faut croire que Boucher, faisant appel à son imagination, s’était borné à agrandir un bocage.

Pendant longtemps, Boucher semble enchanté de sa découverte. En 1742. le paysage est une de ses préoccupations les plus constantes ; la fable de Frère Luce qu'il exposa cette année avait pour décor un site agreste ; enfin le livret du Salon nous apprend que la Vue des environs de Beauvais avait été peinte d après nature. C’est le tableau que Lebas a gravé en 1744 et qui montre dans quelle mesure Boucher a été paysagiste. Nous voulons bien croire que la nature a fourni le motif, mais nous sommes assuré que la fantaisie est intervenue pour corriger quelques détails et en accentuer l’effet pittoresque. Le Louvre ne possède malheureusement pas de paysages de Boucher. Nous en avons rencontré plus d’un chez les amateurs et nous pouvons dire que, malgré le rayon un peu artificiel qui les éclaire, malgré la coloration souvent fausse qui les enlumine, ils ont une sorte de charme dans l’arrangement des silhouettes, une allure enjouée et une bravoure d’exécution qui n’est nullement méprisable.

C’est la couleur, ordinairement assez arbitraire, qui diminue la valeur d'art des paysages de Boucher. Il semble avoir pris à tâche de ne pas faire les verdures vertes : dans le jeu des lumières, il met des pétillements, des éclairs, des caprices auxquels on s’habitue malaisément quand on aime la grande unité tranquille des maîtres hollandais. Ces défauts n’existent pas dans ses dessins. Ici Boucher est un paysagiste aussi sincère qu’on le pouvait être en son temps; on

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