‹ François Buloz et ses amis (volume 2)Chapitre 27 sur 106 · Collection S. de Lovenjoul, f. 20, inédite · texte numérisé non relu

Collection S. de Lovenjoul, f. 20, inédite

(( Pour moi, je travaille nuit et jour afin de partir le 15 mai pour aller pendant six ou huit jours préparer la maison et y mettre les ouvriers ^ » Mais George ne peut aller en Savoie cette année. Nohant est plein de monde, d'enfants, on y joue la comédie. Comment quitter tant d'amis? Cela n'est d'ailleurs que partie remise, et François Buloz lui promet, de sa chambre» quand elle viendra, « la plus belle vue qu'on puisse avoir, par là vous plongerez sur le lac du Bourget^ ». Quelques jours après, revenant de Ronjoux, il est tout enchanté de son voyage et dit avec admiration : « On va làmaintenanten quinze heures ! etlepaysestbienbeau; mais on est médiocrement satisfait de l'annexion au régime impérial, je ne dis pas à la France, notez bien. Depuis quinze jours, il y pleut par malheur, et les paysans disent que c'est M. Laity et l'Empereur qui leur valent ce vilain cadeau, dont ils n'avaient que faire, tandis que leur roi Victor-Emmanuel ne leur amenait que le beau temps ^ »

Dans le roman de Villemei^ George Sand se livre quelque peu à son goût récent pour la géologie. François Buloz lui écrit, le 27 juillet :

« Je n'ai rien coupé de cette géologie ni ailleurs, parce que cela me paraissait très bien marcher, mais je vous ai refait quelques phrases qui m'ont paru défectueuses. Ainsi, permettez-moi de vous le dire, un écrivain de votre ordre ne doit pas écrire : « Sa vue (de

i. 10 mai 1860, inédite.

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