Collection S. de Lovenjoul, février 1861, F. 84, inédite
après cela de tout son pouvoir les entreprises de son rival.) Je crois que vous feriez bien de modérer la générosité du juif, mais ce que je crains le plus, ce sont les rapprochements que l'on ne manquera pas de faire entre Valvèdre et Jacques... Ne négligez pas, si vous le pouvez, d'éloigner la ressemblance... On me dit que les petits journaux l'ont déjà fait remarquer. On m'assure que c'est Le Figaro qui s'est chargé de ce soin, et il serait bon de montrer à ce monde qu'il s'égare V.. »
Voici la réponse de George :
8 avril 1861, Tamaris.
« Mon cher Buloz, j'ai pris en considération vos craintes et j'ai lu attentivement les épreuves que l'on m'a renvoyées. Je ne crois pas qu'on puisse de bonne foi — , car la mauvaise foi peut toujours dire tout ce qu'elle veut dire — trouver une caresse à l'adultère dans le roman de Valvèdre. Comment aurais-je fait fausse route, quand je suis partie de cette idée, non de combattre ni d'excuser l'adultère, mais de peindre la situation d'un homme d'imagination qui trompe un homme supérieur à lui, et qui en est horriblement puni, et par ses remords, et par son propre cœur qui n'est pas mauvais, et par les circonstances, et par l'amitié, et par la fatalité même. J'ai accumulé tous les genres de chagrin sur le coupable, et je l'ai pourtant fait aussi peu coupable que possible, pour