Feuillet à F. Buloz, la août 1862 dite
cette heure exagérés, il lui semble avoir entrepris une tâche écrasante, pourtant Sibylle est un charmant roman romanesque, qui ne peut scandaliser personne.
George Sand le lut, y trouva un « grand talent « mais... déclara à François Bulozque « ce catholicisme lui tapait sur les nerfs >; . Elle trouve aussi que le temps est venu de « dire son mot contre le mensonge du siècle », pour son compte, elle écrit un roman qui sera « tout le contraire de canonique », François Buloz le voudra-t-il recevoir? « Aurez-vous toujours la porte ouverte aux orthodoxes, et par hasard, la fermerezvous aux libres esprits dans le roman? Non, n'est-ce pas? » Et François Buloz, par retour du courrier, la rassure ; au fond, il est enchanté de l'initiative de George : fermer la porte aux libres esprits, lui? « Je vous sais gré de faire ce roman anti-catholique, et je serai très heureux de l'insérer dans la Revue. Cette fausse orthodoxie ne me plaît guère non plus... Ce n'est pas moi qui manquerai à Fattaque contre l'hypocrisie, et la singulière morale du catholicisme, faites donc '. »
George Sand écrivit, après cela, ii"® La Quintinie^ et sans nul doute, ce roman naquit des communes antipathies et des goûts partagés de George et de son directeur.