LA QUINTINIE
côtés (le l'homme, la peur et l'hypocrisie... N'est-ce pas à faire désespérer du pays? Je trouve que la Revue n'ose pas assez, et cependant on la trouve et on me trouve téméraire... Vous me dites de très bonnes choses aussi à propos de la critique. Je sens comme vous ce qui nous manque. Mais où trouver ce qui manque, comment Tédifier avec ce jeune monde si faible, qui vient, qui n'a ni courage ni enthousiasme \ »
Et 17"^ La Quintinie ? Fut-elle réellement une cause de scandale ?
Le 5 avril, François Buloz écrit de Savoie : « Le monde antique et suranné de Chambéry n'est pas content, mais je n'y fais pas attention ^ » « A Paris iusqu'ici on s'aperçoit seulement que c'est la seconde partie de Sibylle^ et une réponse à M. Feuillet... »
Il est vrai que le directeur de la Revue surveillait les épreuves de George et, prudemment, faisait en son nom des suppressions. Il lui écrit le 15 mars, par exemple :
« La prudence... m'a fait un devoir de vous enlever deux ou trois mots et quatre lignes qui n'auraient pas passé certainement (car il craint de ne pouvoir échapper, lui, la Revue et La Quintinie à « 1 ennemi »). Il s'agit de l'endroit oii vous dites : « Vous « arriverez si vous êtes de bonne foi à embrasser la