‹ François Buloz et ses amis (volume 2)Chapitre 51 sur 106 · Euryanthe de Weber · texte numérisé non relu

Euryanthe de Weber

4. Gœthe, le grand Allemand oublié, admirait beaucoup les poèmes de V. Hugo, mais il n'était pas tendre pour les inventions romanesques du poète, comme on peut le voir dans ses entretiens avec Eckermann.

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ments, surtout, l'ont montré sous un jour nouveau ; mais son théâtre, mais sa prose, mais ses Misérables^ le grandissent-ils? J'en doute, et je voudrais bien que vous fussiez témoin des embarras de Montégut, qui ne veut pas Taffliger dans son article, et qui cependant ne peut pas tout admirer et tout louer...

« Je crois bien connaître Hugo, je l'ai beaucoup pratiqué, malgré tout, j'admire et je l'aime beaucoup chez lui et dans ses livres, mais je n'aime pas sa divinité, son habileté, et je crois peu à sa démocratie. Je l'ai vu si différent! En 1848, il cherchait à me convertir au prince Louis-Napoléon et à son futur Empire. Que s'est-il passé entre les deuxpersonnages? Je ne sais, mais Napoléon le petit, et les Châtiments sont venus, sans rester dans toute la vérité et toute l'équité. Et pourtant, quel talent dans les Châtiments... Tout ce que je puis me rappeler, c'est que quand nous faisions répéter les Burgraves aux Français ^, V. Hugo ne tarissait pas sur César. Je faisais mon possible pour échapper à ses longues et absorbantes conversations.

« Un soir cependant, après minuit, il s'empara de moi jusqu'à 2 heures du matin et voici l'apostrophe qu'il me jeta tout à coup en passant devant les Tuileries : « S'il était là (le premier Napoléon) il n'y « aurait qu'une grande chose en France, les Bur- « graves, et il viendrait à nos répétitions. » C'était une illusion un peu grosse, et je crois qu'on s'en est fait quelques-unes de ce genre. Ce n'est pas une raison pour ne pas admirer le vrai talent, mais il ne faut pas l'admirer dans ses écarts... Dieu veuille qu'à

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