Inédite
que le diable s'était mêlé de nos affaires. Vous les réparez* par un acte de délicatesse et de générosité. Je réparerai les miens (le principal est celui de vous avoir méconnu) par une continuation, et un redoublement de zèle et d'amitié.
« A vous de cœur,
« G. Sand. »
22 février 64, Paris -.
Malgré la « dette » que George contractait envers son ami en 1864, malgré la reconnaissance qu'elle disait éprouver pour sa généreuse amitié, voici que deux ans après, elle feint de se trouver prisonnière des engagements qu'elle approuvait naguère avec tant d'enthousiasme. En février 1866, Lélia encore changeante, et toujours impétueuse, réclame de nouveau — et voici ce qu'elle veut : Qu'il soit effacé de son traité avec la Revue une clause qui la « blesse et l'humilie ». N'est-il pas dit, dans cette clause, qu'elle n'écrira en dehors de la Revue que rarement, et des œuvres très courtes, qui ne paraîtront pas dans d'autres recueils périodiques ? C'est la condamner à n'avoir pas d'autre opinion en politique, en art, en philosophie, que l'opinion de la Revue, àe se tenir dans sa couleur, dans sa méthode. «C'est ce qui ne se peut
1. Si François Buloz avait eu jadis des torts (■?), comme le dit G. Sand il les avait réparés depuis bien longtemps. Voii" la correspondance antérieure.