‹ François Buloz et ses amis (volume 2)Chapitre 57 sur 106 · Inédite · texte numérisé non relu

Inédite

plus du moment que la Revue devient de plus en plus prude et sucrée. Que serait-il arrivé si j'avais voulu faire la suite de M"^ La Qiiintinie et l'histoire du Prêtre? J'en avais l'intention, je vous l'ai dit, vous avez repoussé cette idée comme dangereuse pour vos abonnements, si maintenant je vous apportais un roman qui choquât les idées de vos abonnés, je ne pourrais donc pas le publier ailleurs ? C'est là une situation douteuse et impossible... Je me sens lasse de cet éteignoir, la vie morale et intellectuelle me sollicite et me commande, et je me vois forcée d'établir entre vous et la Revue une distinction que vous repoussez en vain. Vous dites : la Revue c'est moi. Mais Louis XIV avait beau dire : l'Etat c'est moi, il ne pouvait pas enchaîner le mouvement humain ; et ce qu'il appelait l'Etat, n'était que la Cour de Louis XIV, c'est-à-dire une coterie... » Que François Buloz choisisse donc entre le silence de George, ou sa liberté, qu'il reprenne d'ailleurs ses libéralités, elle n'a plus besoin de rien'...

Le lendemain, François Buloz répond à son auteur avec une patience pleine de bonhomie, on en conviendra :

« Mon cher George,

« Je ne veux pas vous laisser croire un moment que vous pouvez trouver ici la moindre gêne à votre libre

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