Collection S. de Lovenjoul, 23 mai 1S66, f. 200, inédite
« Ma chère amie, mon mari m'envoie cette lettre * pour vous. 11 est profondément peiné de la mauvaise nouvelle qu'elle vous porte. Son désir le plus vif eût été de vous satisfaire, et de satisfaire Maurice ; il doit vous donner des raisons, quoiqu'il vous juge trop de bon sens et de justice pour ne pas comprendre son motif, et les impossibilités qu'il vous désigne; il me demande d'aller vous voir, et vous porter le manuscrit, et surtout de vous dire de vive voix quelle est sa peine, et combien il lui en coûte de vous affliger. J'irai vous voir mercredi à Palaiseau " ; dès demain je serais partie, si je ne craignais pas de tomber chez vous à l'improviste, et de déranger quelque projet^... »
Voici la lettre de Fran(;ois Buloz, qui était alors à Ronjoux :
« Mon cher George, j'ai tout lu, et c'est vraiment impossible pour nous. De plus, il est tout à fait regrettable que Maurice, qui a du talent, se jette dans une littérature aussi excentrique, et qui a toujours été combattue par la critique de la Revue, ce serait un véritable tolie parmi nos lecteurs.
« 11 faut que iMaurice nous revienne par une autre voie, je vais lui écrire ''. »
Ce refus bouleversa George. Elle accepte les obser-