‹ François Buloz et ses amis (volume 2)Chapitre 6 sur 106 · MARIE BULOZ ENFANT · texte numérisé non relu

MARIE BULOZ ENFANT

trouve qu'il a été, cet Emile Aucante, bien inspiré.

Le roman de l'enfant prodigue parut du l^'juin au 1®' septembre I808, dans la Revue des Deux Mondes.

Les lettres de François Buloz depuis quelque temps déjà sont écrites de Savoie. 11 y accompagnait quelquefois son fils Louis, à qui les médecins ordonnaient les eaux d'Aix. C'est ainsi que le directeur de la Revue des Deux Mondes rêva un jour d'acquérir dans cette Savoie, redevenae italienne depuis 1815, ce qu'il désignait ainsi : une maison alpestre. Car il se reprenait à aimer ses montagnes, l'air vif et pur qui le frappait au visage en arrivant au milieu d'elles. Cet air léger, qui porte en lui tant de parfums, lui rappelait son enfance et les prairies de Vulbens.

En juillet, il a lu à Aix et à Genève les épreuves de V Homme de Neige. — « Nous sommes allés au châteaudeGhillon,mafemme, moi et mes enfants. Nous avons trouvé votre nom écrit sur une colonne, non loin de celle où Byron a écrit le sien. C'est ma fille qui a découvert là votre nom et nous l'avons vu avec plaisir, comme un souvenir d'autrefois, des bons jours de notre vieux temps ! Nous avons passé là une belle journée, et ma fille en voyant le Mont Blanc ne voulait-elle pas en faire l'ascension? J'ai dû objecter la santé de son frère, qui aurait pu perdre ainsi tous les bénéfices des eaux d'Aix... ^ »

Page 1