‹ François Buloz et ses amis (volume 2)Chapitre 63 sur 106 · Lîédite · texte numérisé non relu

Lîédite

Le nom de la fille de M"^ Buloz revient dans ces conversations maternelles. Marie est souffrante, elle languit, pourquoi'? « Ce qu'il y a de plus triste en ceci, observe George Sand dans la même lettre, ce n'est pas qu'elle soit souffrante, votre chère Marie, elle est forte, belle, et bien constituée, mais vous êtes dans une impasse, La campagne lui serait bonne physiquement et la guérirait à coup sûr, si le déplaisir moral qu'elle y éprouve ne détruisait le bien physique, » Car manière, àRonjoux, s'ennuyait à périr, George voit tout naturellement dans cet ennui, un amour précoce et contrarié. Mais Marie Buloz ne songeait guère à l'amour, et tout simplement, se morfondaitjaux champs. — « L'horreur de la campagne », écrit George Sand, « n'est pas naturel à un esprit cultivé; cherchez le secret du cœur, s'il y en a un, et s'il n'y en a pas, espérez, car l'ennui tout seul ne tue pas, et vous pouvez le combattre au jour le jour, par des soins et de la tendresse ^ »

Voici une lettre de M"® François Buloz, revenant de Ronjoux en décembre, et qui en dit long sur les joies du séjour tardif en Savoie. Elle est adressée à George :

« Puissent les bons souhaits que vous m'envoyez, s'accomplir, ma chère amie, la santé des enfants, voilà la grande affaire pour moi.,. Savez-vous que

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