‹ François Buloz et ses amis (volume 2)Chapitre 92 sur 106 · Sainte-Beuve. Cahiers · texte numérisé non relu

Sainte-Beuve. Cahiers

(l'Antin, touchez-lui-en un mot je vous prie; comme il est loin d'être ultramontain, j'espère qu'il me lira avec quelque indulgence... Pascal va enfin paraître, avec un autre volume où se trouvera l'article de la Revue fort amplifié. Ces deux volumes vous attendent et vous appellent, avec presque autant d'impatience que leur auteur *. »

On retrouve ici le vieux Cousin si laborieux, dont on a dit qu'il n'avait « pas perdu une heure de sa vie " ». Toujours souffreteux, souvent malade, d'ailleurs âgé de soixante-cinq ans alors, ce vieux philosophe n'a garde d'oublier sa « belle voisine » si influente, si dévouée. Mais souvent sa santé l'arrête au moment où il va dîner chez elle. « Hélas ! Madame, impossible » — il a pris froid ou il a la fièvre pour avoir été quelques tninutes » à l'Académie . « Vous êtes la plus séduisante et la plus entraînante personne du monde, mais que pouvez-vous sur un cadavre ?» A la mort de Louis-Philippe *, M""^ Blaze de Bury part pour l'Angleterre. Victor Cousin lui écrit :

1. Inédit, timbre de la poste : 22 novembre 1857. Pascal parut. M"» Blaze de Bury obtint pour son vieil ami un rendez-vous avec le curé de Saint-Louis d'Antin mais Cousin, souffrant, ne put s'y rendre.

i. Jules Simon. Victor Cousin.

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