Jules Simon : Victor Cousin, déjà cité
Cousin : « Vraiment? il faut les donner à M. le Prince et à Turenne... »
Cousin est distrait car il est épris d'une belle dame; est-ce M""" de Longueville ? dont il considère le portrait amoureusement : « La voilà bien, en costume d'Hébé, une coupe à la main, la gorge un peu bas placée comme toutes les femmes de condition ; les yeux ni beaux ni grands, mais d'un éclat pareil à celui des turquoises ; un nez camard à rendre fou d'amour. Ces marques de petite vérole semées çà et là, loin de diminuer le charme de sa personne, en relèvent au contraire, l'éclat vainqueur' », etc.
Victor Cousin, tout demi-dieu qu'il était au temps de M""^ Blaze de Bury, ne dédaignait pas les articles que ses amis lui consacraient, ceux de sa belle voisine entre autres; le P. Gratry écrivait à cette dame en 1857 : « Je sais que vous écrivez pour M. Cousin, mais c'est ce que vous ne feriez pas pour moi. » Quelques années plus tard, Victor Cousin se montra aux Tuileries : il s'était rallié, et pour expliquer auprès des « très purs » ses visites au château, il disait : « Ils ne pouvaient pourtant pas venir chez moi ! » Une lettre de I8G0 qu'Henri Blaze écrit de Paris à sa femme, alors à Vienne, montre de l'intérêt que M"" Blaze de Bury porte toujours au vieux philosophe.