COUSIN ET VILLEMAIN 22Ï
« Il sera bien que tu écrives à Cousin pour lui faire savoir le bien que tu as dit de lui dans ton article. » (Mais Cousin ne devait pas ignorer ces choses. ..) Dans la même lettre, Henri Blaze souligne les avances faites par la Cour, à Victor Cousin. Ces avances, Cousin les accepte : « Il est fort consulté aux Tuileries, où il se rend, sous prétexte de donner à l'Impératrice des directions pour l'éducation du Prince Impérial. Depuis qu'on a donné son nom à une rue, il est tout rallié, et sans se laisser faire sénateur, aime qu'on le consulte. Il paraîtrait que le petit est d'un esprit épais, alourdi, et que sa mère en l'accablant de travail, et en voulant lui tout faire apprendre à la fois, nuirait, dans les meilleures intentions du monde, à son développement. C'est contre ce mode d'éducation que M. Cousin s'est élevé, et c'est pourquoi il est bien en cour ^ »
Au milieu de ses voyages, de ses études, de ses longs séjours à l'étranger. M""" Blaze deBury qui adorait, notons-le, passionnément son mari, blessait d'autres cœurs au passage. Le triste Villemain fut parmi les victimes. Ses lettres sont celles d'un ami dévoué et... désolé; j'imagine que la cour qu'il fît à la baronne Rose, dut amuser la belle dame, et qu'elle fut coquette; quelle femme dans sa situation ne l'eût été?
Il est certain que Villemain, tout laid que la nature l'a fait, espère fléchir cette Diane et se multiplie.