Sans date, inédite
« My dear lady,
« Je me sentais tristement bien oublié, et je ne me trompais pas, malgré votre souvenir littéraire. Oii «ont vos promesses de revenir le 10 octobre? Vous ne songez plus qu'à prolonger votre absence tout le mois, et à calculer votre retour, pour n'être pas seule un moment. Ce retour au Plessis n'a pas d'autre motif. Sauf peut-être aussi la passion des courses à cheval.
«... Je désire que votre esprit charmant se distraie et s'amuse autant qu'il en a besoin pour vivre. On vous reprochait de languir hors de Londres et de la belle aristocratie, cela n'est pas juste. Vous pouvez être retenue par des hommages, non de cours, mais de châteaux. Vous ne négligez que les humbles et anciens amis, c'est à eux, non de se consoler, mais de se taire K »
Pourtant il ne se tait pas.
Pendant que Villemain marivaude ainsi, il prépare la suite d'un travail sur les Pères de l'Eglise — il y a loin de la belle baronne Rose aux Pèj'es de l'Eglise ? Mais l'étude est le refuge du philosophe et la consolation du sage : Beiis nobis haec otia fecit. Assez fidèle à la Revue, Villemain, pendant cette année 1856, lui donne un article en février sur : les Chrétiens d'Orient ; il en publie un second en septembre : V Opinion de quelques publicistes modernes sur l' Angleterre ; mais il en avait promis un autre en mars aux Blaze de Bury pour la Revue et c'est au Correspondant qu'il l'apporte ! François Buloz lui en veut terriblement, et surtout il lui en veut de l'avoir leurré, il ne le lui