‹ François Buloz et ses amisChapitre 102 sur 212 · Sa leçon d'ouverture · texte numérisé non relu

Sa leçon d'ouverture

cieuseté irait bien pour effacer les préventions que cette affaire du blocus hermétique a laissées au cœur de la Suisse française. Soyez assez bon pour lui en parler : accorder à la bibliothèque de TAcadcmie de Lausanne une collection des souvenirs historiques qu'il publie.

Mille amitiés à nos amis, à Quinet, à Cochut, à Bonnaire, à M. Gerdès... J'offre mes humbles hommages à madame Buloz avec tous mes vœux^

Sainte-Beuve revient le 2 juin 1838.

A peine arrivé, le voici à la Revue des Deux Mondes^ il revoit F. Buloz qui l'accueille, Sainte- Beuve le note, — « plus en ami qu'en intéressé ». Il est heureux de retrouver ses confrères, d'entendre mille petits cancans auxquels il s'attarde. (Musset ne l'appelle-t-il pas Madame Pernelle?) 11 revoit G. Labitte qui lui a été si dévoué pour son Port-Royal, et Ampère, Lerminier, Guttinguer... il apprend que Vigny ne fait rien, et il rit sous cape : « il est réputé ne plus pouvoir rien faire... Mais quand il voit Buloz il dit : — Je travaille beaucoup, vous serez effrayé de la quantité de manuscrits que je vous porterai bientôt. . . et Buloz rit. . . » Malicieux Sainte-Beuve ! Lausanne ne Fa pas changé, quoi qu'il dise.

Et puis, à l'Abbaye au Bois, madame Récamier est satisfaite; Port-Royal a plu : c'est Ampère qui vient le lui dire... il a revu en quelques jours

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