Sainte-Beuve, Ch. Magnin, 15 mai
adressa la parole, et l'autre, ému, de se confondre en remerciements, et de lui témoigner consbion cette attention lui était sensible, dans Je délaissement immérité, disait-il, qu'on s'efforce de lui rendre si cruel. Valait-il cette bonté de llémusat? On peut en dauter. Mais c'est précisément ce qui relève la bonne grâce et la générosité de ce charmant esprit, et de ce cœur à bons mouvements. La reconnaissance a percé dans quelques mots de je ne sais quel article du Moniteur, par une flatterie de bon goût, dont je n'aurais pas eu le secret sans le récit de Buloz. La question est de savoir s'il ne croira pas ainsi sa dette payée, et lui-même libre de sa malice au besoin. »
Telle est l'opinion de Dubois sur la reconnaissance de Sainte-Beuve. Le fondateur du Globe est assez sévère, et ses paroles, comme celles de F. Buloz, trahissent quelque ressentiment.
Plus tard, Sainte-Beuve revint à la Revue : le temps apaise bien des rancunes. F. Buloz écrivit alors sur une lettre du critique, datée du 23 avril 18G3 : Lettre de Sainte-Beuve rentrant à la (( Hernie » : fen suis fort honoré.
Sainte-Beuve reprit donc sa place, et écrivit encore quelques articles, brillants et délicieux. Inutile de dire qu'il fut accueilli de nouveau avec amitié, et choyé, dans cette maison, qu'il appelait jadis « sa patrie » ; mais de temps en temps, malgré tout, et peut ctro malgré lui, il justifia l'opinion de Dubois... teriihl.^ Sainte-Beuve!