L'expertise dura 15 mois
PROSPER MERIMEE ET LES PROCES. 28y
a Plaignez-moi, il n'y a que des coups à gagner à ce métier-là, mais quelquefois on se sent si révolté par l'injustice, qu'on devient bête. »
Quand le condamné apprit à Londres, par F. Buloz^, que sa défense allait paraître dans la Revue, il écrivit au directeur^ : « Je ne saurais vQus dire combien j'ai été sensible à la bonté que vous avez eue d'ouvrir \di Revue à ma défense. C'est là le fait le plus considérable que, depuis quatre ans, ait présenté ma défense; et pour ma justification, je ne pourrais désirer rien de plus efficace que de voir insérer dans la Revue un article de M. Mérimée. Veuillez agréer, et lui faire agréer, l'expression de ma sincère gratitude. J'espère que l'effet produit par cette publication (qu'on attend déjà avec une extrême impatience à Londres, à Berlin et à Florence) me permettra de repousser radicalement les attaques de mes ennemis
» Vous m'aviez dit dans une lettre précédente, que vous aviez l'intention de venir de nouveau à Londres, pour vos affaires avec l'Inde ^ Si vous venez ici, et si vous ne trouvez pas Bayswater trop éloigné du centre des affaires (les omnibus abrègent toutes les distances), nous avons ici une petite chambre d'amis où nous serons très
1. Madame Libri était venue à Paris et à la /îeuue; elle avait dû rapporter cette nouvelle à son mari.
2. Cette lettre est datée de Londres le 9 avril 1852, Florence House, 3, Ghepston villa, Bayswater (inédite).