‹ François Buloz et ses amisChapitre 123 sur 212 · décembre ISOO · texte numérisé non relu

décembre ISOO

2. Citée par Ghambon, p. xxxviii, Lettres inédites de P. Mérimée.

ces robes noires sont comme des hannetons. Ils se tiennent tous, et qui en prend un, les a toutes après soi*. »

Libri mourut dans la misère.

En 1869, Philarète Chaslés voyageait en Italie. Après Ravenne, Padoue, Florence, il visita Fiesole et sa cathédrale. Comme il s'y rendait un jour d'automne, en suivant la route bordée de haies en fleurs, deux petites mendiantes l'accostèrent et lui offrirent des roses. Le voyageur admira le vieux porche et pénétra dans l'église, mais en s'avançant, il vit qu'un cercueil ouvert était posé devant le maître autel. Dans ce cercueil était Libri.

Chasles dit qu'il considéra longtemps ce mort, qu'il avait naguère connu à l'apogée de sa célébrité, puis il déposa ses fleurs sur le bord du cercueil, et s'en fut « plus rêveur que jamais ».

A. Houssaye a écrit : « La plupart des rédacteurs des Revues Bulozierines habitaient des taudis et vivaient en Spartiates ^ » Cette boutade pouvait être vraie pour G. Sand et G. Planche, Sainte- Beuve ou Philarète Chasles.... Mais à côté de ceux-là, il y eut des rédacteurs « fastueux », Musset à ses heures fut du nombre; Eugène Sue, Lerminierfin gastronome, d'Alton Shée, Roger de Beauvoir, Paul de Molènes prétendaient le plus

1. Citée par Ghambon, p. xxxviii. Lettres inédiles de P. Mérimée.

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