‹ François Buloz et ses amisChapitre 124 sur 212 · A. Houssaye, Confessions · texte numérisé non relu

A. Houssaye, Confessions

CORRESPONDANGES. 297

souvent mener joyeusement la vie,- et festoyer avec quelque élégance. Et la gastronomie fait partie du dandysme de l'époque : « Je te pends, maroufle î disait Roger de Beauvoir à l'un des cuisiniers du Café de Paris, si tu t'avises de me servir des sauces rousses, ou de me faire manger des viandes rôties. autrement qu'au bois^! » C'est l'époque oii Briffault, commensal et ami du docteur Véron, se sert de la cloche à fromage comme coupe de Champagne ^, et où le docteur lui-même se plaint avec quelque amertume, qu'on ne sache plus c( faire un coulis! »

Les frères Bonnaire, commanditaires de la Revue des Deux Mondes, et bientôt de la Revue de Paris, accueillaient volontiers les jeunes rédacteurs à leur table, qui était « somptueuse ». F. Buloz les traitait plutôt chez Lointier, ou aux Freines Pî^ovençaux, et ne les reçut chez lui qu'après son mariage en 1835; quant aux dîners du docteur Véron, cuisinés par la célèbre Sophie, ils sont demeurés fameux. Autour de Véron, une troupe d'amis, collaborateurs ou parasites évoluait : Malitourne et Lassigny, J. de Saint- Félix, Roqueplan, Lautour-Mezeray. Parmi eux se montrait souvent un personnage bizarre, mais fin; d'esprit délié, au fait des questions les plus subtiles de la

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