Maxime Du Camp, Mémoires littéraires, déj. cit
guer G. Sand, c'étaient : Casimir Périer, lienjamin Constant, Villèlc, le général Sébastiani, Guizot, et aussi Thiers. Mais que reste-t-il de lui? La première traduction d'Hoflmann, on la lui doit, elle est excellente. On lui doit aussi beaucoup d'études allemandes, des traductions de Heine. Il commença réellement à la Revue de Paris.
Comme il se spécialisait volontiers dans la littérature allemande, le docteur Véron, qui dirigeait alors la Revue de Paris^ se figurait — à bon droit d'ailleurs — que Loève-Veimars parlait couramment la langue de Goethe. Un soir, dans un de ses dîners célèbres, Véron plaça l'écrivain à table à côté de Fanny Essler et dit à celle-ci : « Vous pouvez causer en allemand! » Mais Loève- Veimars partit d'un grand éclat de rire : « Je ne sais pas un mot d'allemand, mais mademoiselle Essler sait le français, je garde ma place ^ »
Quand Véron quitta la direction de l'Opéra il présenta Loève-Veimars à M. Thiers, comme son successeur. M, Thiers était alors ministre, et il agréa ce successeur. Mais le général Sébastiani, qui était aussi ministre, se souvint d'avoir été fort malmené par Loève-Veimars à la Revue en 1833, et ce fut Duponchel qui succéda à Véron. Comme compensation Loève-Veimars devint baron, fut décoré, et chargé par Thiers d'une mission en Russie ^
1, D' Véron, Mémoires d'un bourgeois de Paris.