Jules Simon, Premières années
Comment la princesse connaissait-elle cette histoire?
Mais la princesse connaissait bien des histoires. Le Cousin qir'elle dévoile dans le fragment qu'on a lu plus haut est bien celui dont on a dit qu'il n'a été « sobre que de choses qu'il ne désirait pas » ; le même aussi qui faisait répondre à un auteur qui souhaitait d'écrire sur un sujet dont il s'était occupé (lui, Cousin) : « Il le peut maintenant, faime ailleurs^. »
Sous la monarchie de juillet, le rôle de Victor Cousin comme directeur de l'École normale et responsable de l'enseignement de ses professeurs, aussi bien à la Sorbonne qu'au Collège de France, ne fut pas aisé. Il eut contre lui, Jules Simon le note, le clergé violent avec Veuillot. M. de Montalembert « dirigeait le clergé habile », Pierre Leroux menait les radicaux, ce Ces deux ou trois armées tenaient Cousin bloqué en quelque sorte. On ne lui reprochait pas seulement ce qu'il disait, mais ce que nous disions. — Vous êtes tous des panthéistes, criaient à la fois Veuillot et Montalembert, en s'adressant au corps enseignant, et les libéraux, les cléricaux interpellaient, les journaux injuriaient, les prédicateurs tonnaient, la reine gémissait, et le roi disait à son grand maître de l'Université : Vous me faites des affaires avec
cette bonne reine ! ^ »