Jules Simon, Premières années
Vers 1840, Victor Cousin, chargé d'honneurs, pair de France, membre de l'Académie française, professeur à la Faculté, membre du conseil royal de l'Instruction publique S etc., fut un collaborateur assidu, en somme, de la Revue des Deux Mondes, quoique insuffisant encore, au gré de F. Buloz. Difficile et sournois, au dire de Sainte-Beuve, égoïste et peu dévoué à ses élèves, suivant J. Simon, on l'a vu supporter pourtant, rue des Beaux-Arts, un assez maussade refus, au sujet d'un article sur Kant; de cette déception (car c'en fut une), cet homme « si dur » ne garda rancune à personne; ses contemporains l'auraient-ils noirci? Voici une lettre de Cousin, très postérieure à ceci. Elle concerne un de ses articles ^ùr Mademoiselle de Bourbon, travail trop rempli, de l'avis de F. Buloz, de motets, de quatrains et d'élégies. Cette lettre, il me semble, est affectueuse et conciliante : ' « Voici la fin de l'article, j'y ai fait encore quelques retranchements dans ces malheureux vers, qui ne peuvent trouver grâce devant vous. Tel qu'il est, il ne vaut pas le premier-, mais je le crois assez intéressant... Pour vous plaire je vous ferai un autre article, où il n'y aura pas un seul vers, où il ne sera question que d'une seule chose, d'une seule aventure. » Et il termine en adoptant le titre que F. Buloz lui propose : « Votre titre est bon. »