Mademoiselle de Bourbon aux Carmélites, 15 mai
Plus tard encore, lorsque Cousin fut attaqué au Correspondant y G. Planche écrivit dans la Bévue un article très lumineux sur l'œuvre du philosophe, ou tout au moins ses principales œuvres; et Cousin en remercia F. Buloz : « Vous aviez bien raison de me dire que je serais content de l'article de M. G. Planche, j'en suis ravi, et je ne suis pas faiblement reconnaissant d'être défendu pour mon humble part, avec des maîtres tels que M. Royer Collard. Ma principale satisfaction se tire du service que promet à la critique littéraire et à la critique des arts, le spiritualisme dont M. Gustave Planche fait profession. C'est au nom du spiritualisme, qu'il faut balayer devant soi les basses complaisances de certaines critiques, par la satire du vice et des honteux dérèglements... Je suis mort, ou du moins incapable de sérieux travaux. Dans ma retraite, il m'est doux de voir que mes amis ne m'oublient pas ^ »
Sainte-Beuve, qui pourtant ne l'aimait guère, disait de Cousin : « Il a une éloquence qui fait qu'on lui pardonne tout, dès qu'on l'entend », et, de fait, je l'ai su par les miens, sa conversation était « sans rivale ». c< C'était comme une magie », sa voix prenait tous les tons, sa parole forte ou émouvante à son gré, séduisait. « Cette fascination que Beyle redoutait, devenait un charme irrésistible pour les auditeurs à qui la subtilité