‹ François Buloz et ses amisChapitre 142 sur 212 · Voir Le Procès de la Revue de Paris dans le chapitre vi · texte numérisé non relu

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rengagement de composer pour ce supplément, deux, quatre ou six morceaux de chant par an; parmi les signatures est celle de Boieldieu. Plus tard Meyerbeer mettra en musique les romances du jeune Henri Blaze.

Cette double direction des Revues, dura peu en somme, et F. Buloz dut, au bout de quelques années, abandonner la Revue de Paris, pour se consacrer exclusivement à la première. En 1831, Arsène Houssaye, Gautier, Du Camp, Louis de Cormenin, en reprirent le titre, et publièrent cinq ans plus tard Madame Bovary^ et Madame Bovary fît scandale. On sait que Flaubert travailla trois ans à ce roman, et dit : « C'est le livre que j'ai le plus lestement enlevé! » A la lecture de ce livre, les abonnés « s'insurgèrent, crièrent à l'immoralité » ; ils écrivirent aux directeurs de la Revue de Paris : « Quoi ! il y a des femme comme cela! des femmes qui trompent leur mari*! » Le recueil alors menacé, ne fut pourtant supprimé qu'en 1858, après les attentats qui eurent lieu sous l'empire.

Dans la première Revue de Paris, dirigée par Buloz et Bonnaire, on rencontre fréquemment le nom de Jules Sandeau. Il y collabora quelque temps avant de donner — en 1841 — le Docteur Herbeau à la Revue des Deux Mondes. Il avait déjà écrit à cette heure un fort beau livre :

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