‹ François Buloz et ses amisChapitre 146 sur 212 · Mes Souvenirs., d'il. Blaze, déjà cité · texte numérisé non relu

Mes Souvenirs., d'il. Blaze, déjà cité

légendaire. » Rencontrant un jour Murger, qui marchandait un coffre-fort : ce Mais à quoi diable, s'écria Sandeau, ce meuble-là pourrait-il jamais vous servir? Autant me vaudrait, à moi, d'acheter un peigne! »

Murger, Pontmartin l'appelle Schaunard (car il donne à tous des masques, bien transparents d'ailleurs, et qu'il lève même à la fin de son livre*), il le présenta à F. Buloz, qui se plaignait à ce moment-là de la pénurie de jeunes auteurs de talent :

ce Je ne sais ce que nous allons devenir, me dit M. B..., les vieux s'en' vont, et les jeunes n'arrivent pas.

— C'est que vous ne voulez pas les voir. Tenez, Schaunard par exemple! il vient de faire un livre qui est amusant, et qui a du succès. »

Suivant Pontmartin, M. B. . . s'indigna : ce Schaunard, le bohème par excellence! » Mais M. B. ne dut pas s'indigner, car la correction extérieure de ses rédacteurs était le cadet de ses soucis, on l'a vu pour Planche; plutôt, il devait craindre la fantaisie un peu prononcée de Schaunard. Mais, toujours suivant Pontmartin, Schaunard était un homme d'ordre, du moins, un homme que le souci de payer ses dettes inquiétait, et quand Pontmartin emmène Murger- Schaunard à la Revue pour le présenter à F. Buloz, dans le

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