Les Jeudis de madame Charbonneau, Pontmartin, déjà cité
était souvent, disons toujours, gêné; et comment travailler avec quelque fruit, lorsqu'on est endetté, fréquemment malade, inquiet d'une situation perpétuellement menacée? F. Buloz cependant ne manque pas de rappeler Murger à l'ordre, aux conventions des traités.
Je remarque, lui écrit-il \ que vous laissez réimprimer une partie de vos articles, avant le temps voulu. Je remarque, avec plus de peine encore, que vous ne donnez pas ce que vous avez promis, que vous ne paraissez pas vous préoccuper assez des époques fixées par vous-même, que vous ne vous souciez guère des lettres de M. de Mars, qu'on ne vous voit pas du tout, que nous vous attendons, etc. , etc., etc.
A vous cependant,
F. BULOZ
Ces eé cœtera sont menaçants. Mais Murger désarme son directeur, en lui promettant de travailler...
« Je voudrais allei* à Marlotte pour le mois de septembre, et vous livrer une nouvelle. Je suis gêné. . . Je vous demande une avance de 130 francs. Je n'ai pas d'autre ressource actuelle que la Revue. » C'est navrant.
A la fin de la même année, répondant aux mêmes reproches, Murger le fait avec une dignité et une conscience de son devoir littéraire, qui durent favorablement plaider pour lui.