novembre
Revue, lorsqu'il était en train de fabriquer cette note et j'en ai raccommodé la phrase, dé peur que sa plume n'allât trop à droite ou à gauche. Cela lui sauvera peut-être une brouille qu'il redoute fort. Quant au gentilhomme, il est tué moralement pour moi ^ »
Et voici la note insérée dans la Chronique du Jo novembre 1832 : « A ce propos, puisque l'occasions'en présente, faisons remarquer quelorsque récemment, il est échappé à la Revue de parler des écrivains qui relèvent d'un autre grand écrivain, il va sans dire que les maîtres en tout genre n'entraient pas dans notre pensée. Le grand poète dont il s'agissait, serait le premier, nous en sommes certain, à repousser une telle prétention. Les Lamartine, les Vigny, les Mérimée, les Barbier, les Dumas ne relèvent que de leur propre direction; leur pensée n'appartient qu'à eux, ainsi que l'instrument par lequel ils s'expriment. » — Vigny est-il satisfait? Non, il se montre même ce plus offensé de la rectification que du premier jugement ».
Ce différend entre Hugo et Vigny, provoqué par la première note louangeuse de Sainte-Beuve (celle du 30 octobre 1832), fît quelque bruit dans le petit cercle littéraire du temps. Depuis lors, bien des écrivains l'ont mentionné : les uns, pour accabler Vigny de sa susceptibilité orgueil-