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368 FRANÇOIS BDl-OZ ET SES AMIS.
tion romantique », que Musset apporta à Buloz son drame d'André del Sarto^ ; et il est assez plaisant, en effet, de noter que la Revue, créée au début du romantisme, presque sous sa protection, devint le refuge des dissidents, des « défroqués du romantisme » comme Sainte-Beuve et Planche.
Dès lors, tout ce que Musset écrivit, sauf pour le théâtre, Loren^acczo, Louison, et Carmosine^ fut publié par F. Buloz ^. D'ailleurs, par la suite, un attachement très sûr, fait d'admiration chez l'un, de reconnaissance chez l'autre, devait unir le directeur de la Revue à son poète préféré.
Paul de Musset rend hommage à l'amitié de F. Buloz, quand il dit : « Tout ce que le poète nouveau offrit à la Revue, y passa sans difficulté; je dois même ajouter que son admission à la collaboration de ce recueil littéraire, ayant éveillé des jalousies, et donné lieu à des récriminations, le directeur prit sa défense, et le maintint dans sa position avec une fermeté, qu'il fallut pousser jusqu'à l'entêtement ^ »
Au moment où il écrit dans la Revue pour la
1. J'avais bien entendu parler d'une collaboration anonyme de Musset, antérieure à André del Sarto, mais je n'en avais aucune preuve. Elle m'est fournie aujourd'hui par M. P. Peltier, viceprésident de la Société des Mussettisles, qui me dit avoir vu l'épreuve de l'article de Musset sur Gustave 111 (Revue des Deux Mondes, 1" avril 1833) à une réunion de la Société de Thistoire du Théâtre, le 14 juin 1909.
2. Sauf aussi quelques contes et quelques rares poésies, car F. Buloz publia aussi le Rhin allemand, dans la Revue de Paris qu'il dirigeait alors.