‹ François Buloz et ses amisChapitre 160 sur 212 · Henri Blaze, Mes souvenirs, déjà cité · texte numérisé non relu

Henri Blaze, Mes souvenirs, déjà cité

Je VOUS envoie ma cuisinière parce que mon gnome a un coup de poing sur l'œil.

De tels billets, j'en possède en quantité. En voici quelques-uns qu'on lira avec plaisir : ils sont spirituels et amers, et gamins aussi, comme l'était si souvent Cœlio :

Mon cher ami,

Je suis gai ce matin comme une potée de cadavres : vous est-il possible de me donner cent francs pour me débarrasser d'une affaire très ennuyeuse, et passablement dégoûtante? Ce serait un vrai service d'ami que vous me rendriez. Je vous dirai, à vous, quand je vous verrai, quelle est (sic) le sot ennui qui me décide à vous importuner ainsi à mon grand regret*..., etc.

Et encore :

Mon cher ami,

Cela vous sied-il aujourd'hui de m'envoyer notre

reste de compte? Je sors des horreurs des sangsues

et des cataplasmes pour une bêtise que j'ai faite,

c'éfst pourquoi je ne vais pas moi-même à la Revue.

■■ A vous,

ALFRED DE MUSsET.

Après une nuit de travail, sur du papier à chandelle, il griffonne :

Voilà, mon cher, une pièce de bœuf que j'ai tirée de mes côtes cette nuit. Il faut, sacredieu, que ce

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